Trésorerie d'entreprise

Placer son excédent de trésorerie d'entreprise : nos conseils

Au cœur de la gestion financière de toute entreprise, beaucoup se préoccupent principalement de l’optimisation fiscale mais un autre levier est tout aussi important : comment gérer et investir efficacement la trésorerie excédentaire. Dans cet article, nous explorerons en détail les stratégies pour placer cet excédent.

Dans un premier temps, nous clarifierons ce qu'est précisément un excédent de trésorerie et soulignerons pourquoi placer sa trésorerie est important. La deuxième partie se concentrera sur les critères essentiels qui guident le choix d'un placement adapté à la situation de votre entreprise, en tenant compte de vos objectifs et de votre tolérance au risque. Enfin, dans la troisième partie, découvrez une palette complète de types de placements avec leurs avantages et inconvénients respectifs.

Publié le
27/8/2023
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Un article rédigé par
Régis Meyer
Régis Meyer
CEO de REZULT® | Diplômé de l'AUREP

Fort de plusieurs années d'expérience, REZULT est là pour vous aider et vous conseiller dans la gestion de votre patrimoine. N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur nos services et discuter ensemble de vos préoccupations.

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Excédent de trésorerie d’entreprise : qu’est ce que c’est et pourquoi la placer ?

Définition de l’excédent de trésorerie d’entreprise

L'excédent de trésorerie témoigne de la santé financière robuste d'une entreprise, revêtant une importance cruciale pour surveiller et orchestrer son état financier et faire face aux imprévus ou aux délais de paiement des clients.

Cette vue d'ensemble représente une solution efficace pour tout dirigeant qui ambitionne d'optimiser la gestion de sa société. 

Lorsqu'une entreprise engrange plus de recettes qu'elle ne débourse, un solde de trésorerie se forme. 

Ce surplus de trésorerie équivaut à la variation entre les recettes et les dépenses engendrées par les activités opérationnelles de l'entreprise. 

Cette trésorerie nette se révèle comme un indicateur pertinent, servant à suivre et maîtriser la capacité de l'entreprise à générer des liquidités au moyen de ses activités courantes sur une période donnée. 

L'amélioration continue de cet indicateur sert de garantie à l'entreprise et prévient les risques liés à la défaillance ou au financement interne. 

La trésorerie est qualifiée d'excédentaire lorsque l'entreprise possède des liquidités surpassant ses besoins de financement, en ayant la capacité de couvrir son Besoin en Fonds de Roulement (BFR) sans avoir à recourir à un financement externe

Cette situation se matérialise lorsque les revenus issus des opérations sont supérieurs aux dépenses d'exploitation, et que les besoins en financement à court terme sont satisfaits.

Les avantages de placer son excédent de trésorerie d’entreprise

En présence d'une trésorerie excédentaire, une entreprise ou une société peut avoir intérêt à l'investir dans des supports dédiés.

Cette solution est, par ailleurs, plus économique que la sortie des liquidités. En effet, en société, la sortie des capitaux (via une distribution de dividendes ou une réduction de capital) peut être très coûteuse.

L’autre intérêt réside dans le fait d’éviter la dépréciation de la trésorerie liée à l’inflation.

En effet, lorsqu’une entreprise garde des liquidités excédentaires sur un compte en banque, le compte bancaire ne génère aucun intérêt .

Donc si une entreprise dispose d'une trésorerie placée à 0% et que l’inflation est à 4%, le rendement de la trésorerie sera de -4%.

Enfin, placer la trésorerie peut être une solution pour de futurs investissements à long terme en permettant à l’entreprise de disposer de plus de liquidités.

Toutes les entreprises sont concernées, même les petites entreprises.

Les inconvénients de placer son excédent de trésorerie d’entreprise

Avant même d’envisager de placer sa trésorerie, le dirigeant doit d’abord être conscient de certains impacts négatifs.

En effet, placer sa trésorerie excédentaire peut faire perdre certains régimes de faveurs.

  • Exonération d’IFI

Les actifs utilisés et affectés à l’exploitation de l’entreprise peuvent être qualifiés de biens professionnels et non soumis à l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) comme par exemple un bien immobilier entièrement affecté à l’entreprise pour son activité.

En revanche, la trésorerie investie dans des placements immobiliers non affectés à l’exploitation de l’entreprise risquent d’être soumis de plein droit à l’IFI.

  • Dutreil

Le dispositif Dutreil est un mécanisme d’exonération partielle des droits de mutation à titre gratuit (ou droit de donation/succession) grâce à un abattement de 75% sur la valeur des titres transmis d’une société (art 787 B du CGI).

De nombreuses conditions doivent être respectées pour bénéficier de ce régime de faveur.

Une des conditions du Dutreil est que la valeur vénale de l'actif brut (immobilisé et circulant) affecté à l’activité de l’entreprise représente au moins 50 % de la valeur vénale de l'actif brut total. Donc en cas de trésorerie excessive, il faudra au préalable sortir une partie des liquidités de la société, ce qui peut être problématique si une partie de l’argent disponible a été investie dans des placements peu liquides ou dans des placements à risque nécessitant de sortir dans des conditions de marché défavorables.

  • Holding animatrice

Certains régimes d’exonérations nécessitent la qualification d’holding animatrice, dans le cas où l’activité opérationnelle serait détenue par une holding.

Le fait d’investir une partie excessive de sa trésorerie excédentaire dans des placements peut être remis en cause par l'administration fiscale qui pourra assimiler la holding à une holding patrimoniale (et donc passive) et non à une holding animatrice

La remise en cause de cette qualification entraînera la qualification d’holding passive et donc la perte de l’éligibilité du régime fiscal revendiqué.

💡 ATTENTION : Pour toutes ces raisons, il est indispensable d’être bien accompagné par des fiscalistes experts afin de ne pas perdre l’éligibilité à certains régimes de faveurs. Très souvent, cette perte d’éligibilité est irréversible.

Critères à prendre en compte pour placer son excédent de trésorerie d’entreprise

Placer son excédent de trésorerie : Horizon de placement

C’est le premier critère à prendre en compte pour choisir son placement pour sa trésorerie d’entreprise.

L’horizon de placement correspond à la durée de détention par l’investisseur d’un placement.

Certaines classes d’actifs nécessitent un horizon de placement recommandé plus ou moins long afin de limiter les risques.

Plus le risque du placement sera élevé, plus l’horizon de placement recommandé sera long.

A titre d’exemple, la durée de placement recommandée pour investir en action ou dans l’immobilier est du long terme (minimum 10 ans) contrairement aux comptes à terme qui conviendront très bien pour un horizon de placement court terme voire même très court terme.

Placer son excédent de trésorerie : Analyser le niveau de risque

Autre critère important, le niveau de risque. Il correspond au risque de pertes en capital liées aux performances futures de la classe d’actif choisie.

On peut identifier deux types de risques : le risque de marché et le risque de crédit.

Le risque de marché correspond à l'ampleur des hausses et des baisses du marché sur lequel le produit est investi.

Tout va dépendre donc de l’ampleur des hausses et des baisses mais également de leur fréquence.

Le risque de crédit représente la capacité de l’établissement qui a conçu le produit à rembourser son détenteur.

Placer son excédent de trésorerie : Analyser la liquidité

Un actif est qualifié de liquide lorsqu'il peut être acheté ou vendu avec rapidité et sans entraîner d'effets significatifs sur son prix. La notion de liquidité traduit donc la facilité avec laquelle cet actif peut être échangé. Ainsi, plus un marché est liquide, plus les transactions sont faciles, rapides et peu coûteuses à réaliser

Pour simplifier, un placement est considéré comme liquide lorsque l’investisseur peut aisément et rapidement récupérer ses fonds.

Certains actifs présentent un risque d’illiquidité.

Lorsque le risque d'illiquidité est élevé, cela indique que la probabilité de ne pas trouver d'acheteurs est importante.

Dans un scénario où la nécessité de vendre est urgente, le vendeur pourrait se voir contraint de céder ses actifs à un prix inférieur afin de trouver un acquéreur. 

Pour les placements à court terme, il est préférable de privilégier un placement dans des actifs liquides.

Placer son excédent de trésorerie : Critères environnementaux et sociétaux

Ces critères sont à prendre en compte dans le cadre d’un placement responsable. Il ne s’agit pas uniquement de critères environnementaux.

En effet, d’autres critères sont à prendre en compte comme la qualité du dialogue social, la transparence de la rémunération des dirigeants, des critères extra-financiers, etc…

Afin de bien comprendre les différentes notions de la finance durable, un glossaire est disponible sur le site de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

Placer son excédent de trésorerie : Attention aux frais

Selon l’investissement choisi, plusieurs types de frais peuvent s’appliquer : 

  • Frais d’entrée
  • Frais de gestion
  • Frais de sortie
  • Frais d’arbitrage
  • Frais de tenue de compte
  • Frais de courtage
  • Droit de garde

L’empilement des frais et parfois le manque de transparence peuvent être un véritable frein dans la performance du produit choisi ainsi que dans sa compréhension.

Il est donc important de bien se renseigner sur l’ensemble des frais supportés par l’investisseur.

Placer son excédent de trésorerie : Vérifier la solidité du partenaire

La plupart des investissements se feront au travers d’intermédiaires (banques, assureurs, sociétés de gestion, plateforme en ligne, etc…)

Il est important de connaître leur solidité afin de se couvrir en cas de faillite du partenaire qui pourrait entraîner une perte partielle ou totale de l’investissement.

De plus, il est important de vérifier que le partenaire choisi soit bien habilité à proposer des produits de placements.

L’AMF tient à jour une liste noire des sociétés et sites non autorisés.

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Les différents types de placements de trésorerie excédentaire d’entreprise 

Placer sa trésorerie excédentaire : Le compte à terme

Un compte à terme est un compte nominatif sur lequel le titulaire s'est engagé à bloquer des capitaux pendant une période déterminée, en échange d'un intérêt.

Les fonds sont versés en une seule fois le jour de l'ouverture et ne peuvent être retirés qu'en une seule fois au jour de l'échéance.

Le compte à terme est accessible aux personnes morales. Il est possible d'ouvrir un ou plusieurs comptes à terme sans restrictions.

L'ouverture peut être effectuée dans un établissement bancaire

Il est possible d'ouvrir un compte à terme pour une période minimale d'un mois. Bien qu'il n'existe pas de limite maximale définie, les établissements bancaires optent généralement pour des termes ne dépassant pas 5 ans, sans jamais aller au-delà de la période de 10 ans. Il est possible de prévoir une durée initiale renouvelable.

L'établissement bancaire fixe librement le taux du compte à terme. Le taux peut être fixe, progressif ou variable.

Les fonds sont bloqués pour une durée d'un mois minimum. Il est possible de les retirer avant l'échéance, mais tout retrait anticipé entraîne des pénalités. En effet, en cas de retrait anticipé, la banque est fondée à réduire le taux d'intérêt prévu en appliquant une pénalité.

Le compte à terme intéresse les entreprises qui recherchent la sécurité sur leur capital, un rendement garanti et connu à l'avance. Il peut également être utilisé sur de courtes périodes.

Par ailleurs, ils peuvent être également intégrés dans certaines formules d'épargne. Les banques ont également conçu des comptes à terme à revenus trimestriels faits de l'agrégation de plusieurs comptes.

Il s'agit d'un placement adapté en cas d'attente de réinvestissement.

Suite à la forte remontée des taux d’intérêts sur ces derniers mois, les comptes à terme peuvent afficher des rendements à plus de 3% contre moins de 1% sur ces dernières années.

Placer sa trésorerie excédentaire : Le compte titres ordinaire

Le compte-titres offre l'opportunité d'explorer une gamme variée de supports d'investissement, incluant mais ne se limitant pas aux actions, obligations, fonds structurés, OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières), certificats, et autres. Cette stratégie d'investissement peut être adaptée à des horizons temporels variés, englobant les perspectives à court, moyen et long terme.

Les bénéfices sont enregistrés individuellement pour chaque titre, plutôt que d'être évalués en fonction de la performance globale du compte-titres :

- les gains latents sur les OPCVM investis à moins de 90 % en actions de sociétés de l'UE sont imposés annuellement (à la clôture de l'exercice);

- les gains latents sur les autres titres (actions, obligations, etc.) ainsi que les OPCVM investis à plus de 90 % en actions de sociétés de l'UE sont imposés uniquement au moment de la vente des titres et non chaque année;

- dans tous les cas (actions, obligations, OPCVM, etc.), les moins-values latentes sont prises en compte et déductibles chaque année (au titre des provisions) à l'exception des moins-values latentes sur les titres de participations.

Placer sa trésorerie excédentaire : Le contrat de capitalisation en France

Le contrat de capitalisation offre la possibilité de diversifier le patrimoine de l'entreprise ou de la société, en tirant parti de la diversité des supports disponibles (incluant actions, obligations, immobilier, OPCI et OPPCI, produits structurés, OPCVM, Private Equity, etc.).

Il est important de noter que le montant initial d'investissement ainsi que les frais associés (tels que les frais d'entrée, de gestion et d'arbitrage) peuvent être élevés.

Cette stratégie d'investissement est positionnée sur un horizon temporel plutôt étendu, se situant dans une fourchette allant du moyen au long terme (entre 4 et 30 ans). Cependant, il est à noter que des rachats anticipés sont possibles.

Les gains sont comptabilisés globalement (en tenant compte de l'ensemble des investissements réalisés sur le contrat) :

- le contrat est imposé annuellement, à l'IS, sur une base forfaitaire (105 % du dernier TME (Taux Moyen des emprunts d’Etat connu au jour de la souscription) quelle que soit la fluctuation du contrat, y compris en l'absence de rachat. Cette imposition constitue une simple avance ;

- les moins-values latentes constatées globalement sur le contrat sont cependant prises en compte et déductibles chaque année ;

- l'année du rachat, l'imposition est régularisée. Cette régularisation est calculée en comparant le gain réellement acquis sur le contrat depuis sa souscription et le gain déterminé forfaitairement chaque année.

Placer sa trésorerie excédentaire : Le contrat de capitalisation Luxembourgeois

Le contrat d'assurance-vie luxembourgeois offre une grande sécurité, les fonds étant déposés auprès d'une banque externe à la compagnie d'assurance. C'est le triangle de sécurité (banque dépositaire, compagnie d'assurance et commissariat aux assurances). 

Le contrat d'assurance-vie luxembourgeois prend la fiscalité du pays de résidence fiscale du souscripteur ce qui permet de ne pas être doublement fiscalisé.

Un contrat au Luxembourg n’octroie aucun avantage fiscal pour l’entreprise

En revanche, un contrat de capitalisation au Luxembourg va permettre d’avoir accès à certains fonds et classes d’actifs difficilement accessibles sur les contrats français.

L’entreprise va donc bénéficier d’une plus grande liberté dans le choix de ses stratégies d’investissements.

En revanche, le minimum requis pour ouvrir un contrat au Luxembourg est de 250 000 € et certains fonds ne peuvent être souscrits à moins de 100 000 €.

Le contrat d’assurance vie luxembourgeois est donc réservé aux entreprises disposant d’une trésorerie excédentaire importante.

Placer sa trésorerie excédentaire : SCPI et OPCI

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) sont des instruments d'investissement collectif. Les parts de SCPI sont acquises par l’intermédiaire de sociétés de gestion qui ont pour but d'acquérir des actifs immobiliers variés tels que boutiques, bureaux, hôtels, entre autres, en vue de leur location ultérieure. 

  • SCPI en pleine propriété

Lorsque les SCPI sont détenues en pleine propriété, les sociétés de gestion perçoivent des revenus locatifs qu'elles redistribuent de manière régulière, mensuellement ou trimestriellement, sous forme de dividendes aux investisseurs (les associés) de la SCPI, proportionnellement à leurs parts détenues

Les SCPI offrent ainsi un accès facilité au marché immobilier tout en minimisant l'investissement initial et en mutualisant les risques inhérents à la location.

C’est un investissement à long terme et peu liquide. Par ailleurs, il convient de noter que les frais liés à la souscription et à la gestion peuvent être importants.

En ce qui concerne la fiscalité, les revenus et les gains générés par les SCPI sont assujettis à l'Impôt sur les Sociétés (IS) : les dépenses engagées lors de l'acquisition, ainsi que les intérêts éventuels issus de financements contractés par l'entreprise ou la société pour l'achat des parts de la SCPI, peuvent être déduits. 

Toutefois, les prélèvements sociaux ne s'appliquent pas aux revenus et aux gains.

💡 Attention : L’amortissement de parts de SCPI est impossible. En effet, l'entreprise ou la société de gestion ne comptabilise aucun amortissement sur les parts de SCPI et la SCPI elle-même ne déduit aucun amortissement sur les immeubles qu'elle détient.

  • SCPI en usufruit

L'usufruit de parts de SCPI permet également d'accéder au marché de l'immobilier avec un investissement limité et en mutualisant les risques locatifs.

Le choix de la durée d'investissement est flexible, adapté aux exigences propres de l'entreprise ou de la société (pouvant s'étendre sur 5, 10 voire 15 ans). Néanmoins, il faut prendre en compte les frais importants liés à la souscription et à la gestion de la SCPI.

Les loyers et autres revenus courants sont versés à l'entreprise ou la société usufruitière des parts et qui seront taxés à l'IS, mais non soumis aux prélèvements sociaux.

L’entreprise pourra déduire de son résultat les frais d'acquisition et les éventuels intérêts contractés pour acquérir l'usufruit des parts de SCPI. 

L'entreprise ou la société usufruitière peut amortir le droit d'usufruit qu'elle détient sur les SCPI (en effet, l'usufruit est, par définition, limité dans le temps). La SCPI en revanche ne déduit aucun amortissement sur les biens immobiliers qu'elle détient.

A l’extinction de l’usufruit, il n’y a aucune conséquence fiscale pour l’entreprise.

  • OPCI

L'Organisme de Placement Collectif en Immobilier est un outil de diversification permettant d’allier à la fois actifs immobiliers et financiers.

L’OPCI a pour objectif :

- d’investir à titre principal dans des immeubles destinés à la location ou qu'il fait construire exclusivement en vue de leur location 

- la gestion d'instruments financiers et de dépôts à titre accessoire, , ainsi que l’acquisition de meubles et de biens d'équipement affectés aux immeubles détenus et nécessaires à leur exploitation.

L'actif de l'OPCI est composé :

- d'au moins 60% en actifs immobiliers

- d'au moins 5% en actifs liquides

- de 35% maximum en actifs divers

Grâce à son cadre juridique, l'OPCI permet d'investir dans l'immobilier tout en bénéficiant d'une liquidité plus importante que celle des SCPI et SCI mais avec un niveau de risque plus élevé.

💡 Attention : L’ensemble de ces placements immobiliers sont en principe soumis de plein droit à l’IFI

Placer sa trésorerie excédentaire : Le Private Equity

Le Private Equity (ou capital Investissement) consiste à investir dans des sociétés non cotées en bourse. Il présente une solution de diversification étant donné que c’est un investissement décorrélé des marchés financiers.

L’investissement pourra se faire auprès de fonds spécialisés qui sélectionneront les entreprises dans lesquelles ils rentreront au capital.

L’objectif recherché est une plus-value lors de la revente de la société investie.

Pendant la période d’investissement, pouvant aller de 2 à 10 ans (voir plus), les titres acquis sont généralement illiquides.

Cet investissement en Private Equity par l’intermédiaire d’un fonds peut se faire au travers d’un contrat de capitalisation.

Il est également possible pour l’entreprise de choisir elle-même la société dans laquelle elle souhaite entrer au capital.

Le Private Equity est un placement avec un objectif de rendement élevé mais avec un niveau de risque important et une faible liquidité.

Placer sa trésorerie excédentaire : Les produits structurés

Le produit structuré, reposant sur une formule de calcul complexe, est une solution d’investissement permettant la diversification du patrimoine. A mi-chemin entre le fonds euro et les unités de compte, il permet d’aller chercher un rendement intéressant sur les marchés financiers tout en profitant d’une protection du capital investi.

  • Principe

Lors de la souscription d’un produit structuré, les modalités suivantes sont connues à l’avance :

- le rendement : il est exprimé en pourcentage du capital investi et correspond à des gains versés périodiquement ou à terme ;

- la maturité : la durée de vie maximale du produit, en général 10 ou 12 ans ;

- la périodicité des dates d’observation : trimestrielle, semestrielle ou annuelle ;

- le sous-jacent, souvent un indice : un indice de référence composé d’un portefeuille d’actions qui se doit d’être suffisamment diversifié, mais parfois le sous-jacent peut être un titre d”une société cotée;

- la barrière de protection et/ou de versement des coupons : exprimées en pourcentage, ces barrières permettent de constater un niveau de baisse de l’indice de référence.

Dans le cadre de cet investissement, les gains, appelés coupons, sont conditionnés à l’évolution d’un sous-jacent constatée à des dates d’observation périodiques.

A chaque date d’observation, l’investisseur a la possibilité de récupérer le capital investi au départ si le niveau de l’indice de référence est stable ou en hausse par rapport à son niveau initial. Le niveau initial, le strike, est constaté à la date de lancement du produit.

A la date d’échéance du placement, si l’investisseur n’a pas récupéré son capital investi à l’une des dates d’observation, il conviendra de constater une dernière fois le niveau du sous-jacent. L'investisseur recevra un montant de capital déterminé par deux facteurs : la fluctuation de l'indice et le seuil de protection prévu. En général, trois scénarios sont possibles :

- si l’indice est stable ou en hausse : l’investisseur récupère son capital initial majoré des gains indiqués lors de la souscription ;

- si l’indice n’enregistre pas une baisse supérieure au seuil de protection : l’investisseur récupère son capital initial et éventuellement un gain en fonction du produit structuré

- si l’indice enregistre une baisse supérieure à la barrière de protection : l’investisseur récupère son capital diminué de la performance finale de l’indice.

Depuis la hausse des taux d’intérêts survenus entre 2022 et 2023, certains produits structurés offre un rendement “garanti” avec un mécanisme de protection à 100%


  • Typologies de produits structurés

La plupart des produits structurés à destination des particuliers sont des "autocalls". Il s’agit de produits qui prévoient un remboursement automatique en fonction de l’évolution des marchés financiers.

On peut classer les autocalls en deux sous-catégories :

- les "Athéna" : le versement des coupons conditionnels s’effectue à l’échéance ;

- les "Phoenix" :c’est à chaque date d’observation que s’effectue le versement de coupons conditionnels. Dans ce cas, il existe une barrière de versement de coupons qui prévoit le niveau en dessous duquel les coupons ne seront pas versés.

  • Avantages

Les avantages d’un produit structuré sont les suivants : 

- les conditions et modalités sont prédéfinies ;

- l’investisseur bénéficie d’une protection du capital et d’un couple rendement/risque intéressant ;

- si l’indice dépasse rapidement son niveau initial à une des dates d’observation, l’investisseur peut récupérer son investissement majoré de gain à court terme.

- souscription en direct ou au travers d’un contrat de capitalisation

  • Limites

Les limites du produit structuré peuvent être résumées de la manière suivante :

- risque de  perte en capital à l’échéance ainsi que le défaut de paiement de l'émetteur ;

- en cas de rachat du produit avant l’échéance, des frais sont parfois appliqués;

- le rendement est ferme et plafonné, ce qui signifie que l’investisseur ne profite pas réellement de la performance finale du sous-jacent ;

- l’investisseur connaît la durée maximale du produit mais ne sait pas réellement combien de temps va être investi son épargne.

Conclusion

Placer sa trésorerie d’entreprise est un projet délicat nécessitant une vraie stratégie et une vue d’ensemble sur les types de placements disponibles mais également de tenir compte des contraintes et des objectifs de l’entreprise à court, moyen et long terme. 

Il n’existe donc pas de meilleurs placements, juste des placements adaptés en fonction des caractéristiques uniques de chaque entreprise.

Chez Rezult, nous accompagnons régulièrement les chefs d’entreprises dans cette démarche importante. N'hésitez pas à nous contacter pour bénéficier d'un conseil sur mesure

Placer sa trésorerie d’entreprise

Placer en bourse est-il un investissement judicieux à court terme ?

Nous déconseillons fortement de placer la trésorerie d’une entreprise en bourse si l’horizon de placement est à court terme. En effet, le placement en bourse est soumis à des fluctuations plus ou moins élevées pouvant engendrer des pertes en capital importantes à court terme pour l’entreprise.

Quel est le placement de trésorerie d’entreprise le plus avantageux ?

Le placement le plus avantageux sera celui qui correspondra au mieux aux critères et aux objectifs de l’entreprise. Un placement X pourra être avantageux pour une entreprise mais pas pour une autre car certains critères seront tout simplement rédhibitoires (risque, liquidité, etc…)

Comment calculer un excédent de trésorerie ?

L'excédent de trésorerie d'une entreprise se calcule en soustrayant les sorties de trésorerie (dépenses) des entrées de trésorerie (recettes) sur une période donnée, généralement mensuelle ou annuelle. Cette différence reflète la capacité de l'entreprise à générer un surplus de liquidités après avoir couvert ses dépenses opérationnelles et d'investissement.

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